Que devient Whylot ? C’est la question que tout le monde se pose. Romain Ravaud fait le point sur les 5 ans de sa start-up et annonce une décision stratégique à prendre.

Whylot est à un tournant stratégique. La start-up créée en 2011 par Romain Ravaud avec plein d’idées et beaucoup d’incertitudes, dans les locaux de la pépinière d’entreprises Calfatech doit décider de son avenir, d’ici quelques semaines. «Nous avons deux chemins possibles : continuer notre activité de miniaturisation de moteurs électriques en s’appuyant sur de la vente d’études, de banc d’essai, de prototypes, sur de la création de technologie, etc. ; ou envisager une production à taille industrielle auprès de nos clients-partenaires», explique le chef d’entreprise qui ne souhaite pas s’étendre sur le sujet.

En octobre 2015, Whylot avait intégré l’atelier-relais du Grand Figeac sur Quercypôle 2, à la grande satisfaction de ses deux actionnaires, Robert Vitrat et Robert Gaiani. Quatorze salariés travaillent aujourd’hui dans ce bâtiment de 1500m², avec des bureaux regroupés sur un open-space, mais surtout un vaste atelier.

«Nous avons fait beaucoup de recherches, déposé une trentaine de brevets applicables à tous les domaines de l’économie (aéronautique, automobile, transport…). Cette miniaturisation de moteurs électriques s’appuyant sur des systèmes magnétiques nous ouvre des perspectives énormes sur des marchés où Whylot peut se positionner. On commence à voir l’aboutissement de nos efforts», constate Romain Ravaud, ajoutant : «Une start-up a besoin de 4 à 5 ans pour se structurer, constituer ses équipes, comprendre son marché et proposer les bons produits».

En l’occurrence pour Whylot un moteur miniaturisé qui présente des gains de 20 à 25 % en termes de performance. «Il est plus petit, bien moins lourd, consomme moins et coûte surtout moins cher à produire», assure son concepteur.

Dès cette année, l’entreprise va s’engager dans la production industrielle de ses moteurs pour des marchés de niche et de la petite série. Elle devrait recruter 5 nouveaux collaborateurs. Quant à savoir si elle prendra le tournant des moyenne et grande séries, l’avenir le dira. En tout cas, Whylot a déjà une réserve foncière attenante, sur Quercypôle.

Repères

La quinzaine de personnes qui compose Whylot totalise une moyenne d’âge de 33 ans. Moldave, Burkinabais, Chinois, Normand ou Toulousain, ils sont pour la plupart chercheurs. Mais Whylot a recruté aussi des techniciens et du personnel administratif. «Toutes nos différences sont une richesse. Dans de petites entreprises, on est tous polyvalents et on apprend les uns des autres, sur le plan technique comme sur le plan humain. Les différences de culture aussi sont un atout qui nous donne du recul sur la vie et de la maturité», constate Romain Ravaud.