Spécialisée dans la miniaturisation des moteurs électriques pour l’industrie et les transports, la jeune société Whylot, implantée à Cambes, entre actuellement en phase de production de petites séries.

C’est la start-up dont tout le monde parle dans le Lot. Celle qui a eu les honneurs de la visite de l’ancien ministre de l’Economie Emmanuel Macron lors de l’inauguration de ses locaux de 1.500 m2, à Cambes, en octobre 2015. Spécialisée dans les systèmes magnétiques dédiés à la miniaturisation des moteurs, la société – labellisée «Jeune entreprise innovante» – vit actuellement une phase déterminante de son développement.

Car si elle se concentrait depuis sa création en 2011 sur des activités de R&D, elle entame désormais une production en petites séries de ses systèmes électriques.

«Jusque-là, nous avions principalement basé notre modèle économique sur la vente d’études et la définition de prototypes, tout en enrichissant notre portefeuille de propriété intellectuelle, qui compte aujourd’hui 26 brevets, explique Romain Ravaud, fondateur de Whylot. Nous allons désormais transformer notre société en véritable entreprise industrielle.»

Vers une production de plus grande échelle

Whylot, qui compte à ce jour 16 salariés (pour 1,2 M€ de chiffre d’affaires), devrait ainsi accueillir au moins cinq nouveaux collaborateurs en 2017. Objectif : produire et commercialiser ses moteurs en petites séries.

«Nous ciblons à la fois le secteur des systèmes embarqués, que ce soit dans l’automobile, l’aéronautique ou le ferroviaire, mais aussi les industriels qui souhaitent remplacer leurs moteurs hydrauliques et thermiques par des systèmes électriques, plus compacts et moins coûteux.» Dimensionnée pour produire quelques dizaines de moteurs par an, la société devra cependant opérer un choix stratégique lorsqu’il s’agira de se lancer dans une production de plus grande échelle. «Nous sommes en réflexion sur ce sujet», reconnaît Romain Ravaud, qui n’écarte pour le moment aucune des deux hypothèses : externaliser la production en s’adossant à un partenaire industriel ou créer sa propre usine. Une seconde option qui amènerait Whylot à imaginer à moyen terme une extension de son site actuel. Quant à son avenir dans le Lot, celle qui s’est implantée là «un peu par hasard», aux dires de son fondateur (d’où son nom, «Whylot»), il semble plutôt assuré. «Nous trouvons ici de nombreux fournisseurs et nous avons toujours été accompagnés par les institutions locales», se réjouit Romain Ravaud.

La Dépêche du Midi